Fukushima : la catastrophe dure depuis quatre ans maintenant

Cela fait maintenant quatre ans que la catastrophe de Fukushima a commencé. Quatre ans que la centrale rejette de l’eau contaminée dans le Pacifique. Quatre ans que des particules radioactives pour des siècles sont présentes dans les sols, les champs et les rizières, en dépit d’une illusoire décontamination. Quatre ans qu’une partie des enfants se rendent à l’école en portant des dosimètres. D’ores et déjà, sur les 370 000 enfants et jeunes de la préfecture de Fukushima, 87 ont développé un cancer de la thyroïde, une maladie rarissime en conditions normales… sans compter les autres pathologies qui n’ont pas fait l’objet d’un dépistage.

Quatre ans que perdurent le déni et l’inaction des pouvoirs publics. Non contentes de refuser l’évacuation des plus vulnérables, les autorités souhaitent relancer les réacteurs arrêtés !

Fukushima, demain chez nous ?

Tout comme la catastrophe de Tchernobyl, Fukushima apporte la démonstration qu’un accident nucléaire est ingérable et que ses conséquences impactent un pays pour des siècles. Au vu du refus des autorités de fermer les réacteurs vieillissants et des tergiversations sur la fermeture de Fessenheim, notre pays souhaite-t-il être le prochain sur la liste ?

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle la population à refuser la catastrophe qui attend la France, au vu du vieillissement du parc nucléaire, si rien n’est fait pour arrêter les réacteurs. Pour dénoncer l’aveuglement des autorités face au risque, des visuels évoquant l’accident et les enfants victimes de la catastrophe de Fukushima ont été projetés cette nuit à Paris sur les façades du Ministère de l’environnement, de l’ambassade du Japon et d’une agence EDF, accompagnés du message "Fukushima, demain chez nous ?".

En solidarité avec le peuple japonais, et pour appeler à une sortie du nucléaire dans le monde entier, de nombreuses actions sont prévues partout en France autour de ce 11 mars, jour anniversaire de la catastrophe (Convergence pour la fermeture de Fessenheim à Strasbourg le 7 mars, chaîne humaine entre Marcoule et Tricastin le 14 mars…).

Notre collectif animera un stand d'information au village de Cheval-blanc lors de la chaine humaine Tricastin-Cadarache du 14 mars.